Les facteurs influençant les rendements des obligations

Les rendements des obligations d’État « sans risque » sont déterminés par trois éléments principaux : le taux d’intérêt à court terme en vigueur, les taux d’intérêt futurs anticipés et une prime de terme. Le risque de crédit souverain est également un facteur à considérer, mais pour cette discussion, nous nous concentrerons sur les pays qui sont censés honorer leurs dettes nominales.

Les taux d’intérêt à court terme et leur trajectoire prévisible sont principalement dictés par les banques centrales. Cependant, les taux d’intérêt à long terme et les primes de terme sont influencés par des facteurs externes, indépendamment des décisions politiques.

La politique monétaire, qui inclut les ajustements traditionnels des taux d’intérêt, l’assouplissement quantitatif (QE) et l’orientation prospective, réagit aux indicateurs économiques et façonne les conditions des échéances à court terme vers les rendements à plus long terme. Cependant, des facteurs externes ont un impact significatif sur les rendements des obligations à long terme.

Par exemple, les rendements des bons du Trésor à 10 ans sont généralement influencés par les projections de croissance et d’inflation sur cette période. Une baisse des prévisions de croissance nominale entraîne généralement une baisse des rendements obligataires.

Bien que les actions des banques centrales aient une influence sur les rendements obligataires, ce sont les fondamentaux économiques qui orientent les marchés obligataires.

Principaux enseignements – Qu’est-ce qui détermine les rendements obligataires ?

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs. Les banques centrales jouent un rôle important en influençant les taux d’intérêt à travers leurs outils monétaires. Par exemple, si une banque centrale décide de réduire ses taux d’intérêt, les rendements obligataires auront tendance à baisser. À l’inverse, si elle décide d’augmenter les taux d’intérêt, les rendements obligataires augmenteront également.

En dehors de ces facteurs politiques, d’autres éléments non politiques peuvent également influencer les rendements obligataires. Par exemple, les prévisions de croissance économique peuvent avoir un impact sur les rendements à long terme. Si les prévisions de croissance sont positives, les investisseurs peuvent être plus enclins à acheter des obligations, ce qui peut faire baisser les rendements. À l’inverse, si les prévisions de croissance sont négatives, les rendements obligataires peuvent augmenter.

Les primes de terme sont également un facteur important dans la détermination des rendements obligataires. Les primes de terme sont des écarts de rendement entre les obligations à court terme et les obligations à long terme. Elles reflètent les risques et la demande d’obligations à long terme. Par exemple, si les investisseurs sont plus enclins à prendre des risques et préfèrent investir dans des obligations à court terme, les primes de terme seront plus faibles. En revanche, si les investisseurs sont plus prudents et préfèrent investir dans des obligations à long terme, les primes de terme seront plus élevées.

En résumé, les rendements obligataires sont influencés par les actions des banques centrales, les prévisions de croissance économique et les primes de terme. Il est important de prendre en compte ces facteurs lors de l’analyse des rendements obligataires.

Comment investir sur les marchés obligataires ?

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Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs, notamment:

1. Taux d’intérêt: Les rendements obligataires sont directement liés aux taux d’intérêt en vigueur sur le marché. Lorsque les taux d’intérêt augmentent, les rendements obligataires ont tendance à augmenter et vice versa.

2. Risque de crédit: Le risque de crédit est le risque qu’un émetteur d’obligations ne puisse pas rembourser son prêt. Plus le risque de crédit est élevé, plus les rendements obligataires seront élevés pour compenser ce risque.

3. Durée de l’obligation: La durée de l’obligation, c’est-à-dire la période pendant laquelle l’investisseur prête son argent, peut également affecter les rendements. Les obligations à long terme ont généralement des rendements plus élevés que les obligations à court terme, car les investisseurs doivent être récompensés pour immobiliser leur argent pendant une période plus longue.

4. Offre et demande: Comme pour tout actif, l’offre et la demande jouent un rôle dans la détermination des rendements obligataires. Si la demande d’obligations est élevée, les rendements auront tendance à baisser et vice versa.

5. Perspectives économiques: Les perspectives économiques peuvent influencer les rendements obligataires. Par exemple, si l’économie est en expansion, les rendements obligataires peuvent augmenter en raison d’une demande accrue de capitaux. Inversement, en période de récession, les rendements obligataires peuvent baisser car les investisseurs recherchent des actifs plus sûrs.

Il est important de noter que ces facteurs ne sont pas exhaustifs et peuvent varier en fonction de la situation économique et des conditions du marché. Les investisseurs doivent prendre en compte ces facteurs lorsqu’ils évaluent les rendements potentiels des obligations.

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Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs, tels que le taux d’intérêt, l’inflation, la solvabilité de l’émetteur de l’obligation et les conditions économiques générales. Le taux d’intérêt est le principal facteur influençant les rendements obligataires. Lorsque les taux d’intérêt sont bas, les rendements obligataires sont généralement faibles. À l’inverse, lorsque les taux d’intérêt sont élevés, les rendements obligataires ont tendance à être plus élevés. L’inflation est également un facteur important. Lorsque l’inflation est élevée, les rendements obligataires ont tendance à être plus élevés pour compenser la perte de pouvoir d’achat due à l’inflation. La solvabilité de l’émetteur de l’obligation est également un facteur clé. Si l’émetteur est considéré comme peu fiable, les investisseurs peuvent exiger des rendements plus élevés pour compenser le risque de défaut. Enfin, les conditions économiques générales, telles que la croissance économique et la stabilité politique, peuvent également influencer les rendements obligataires.

Introduction aux rendements obligataires

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs, tels que la santé économique d’un pays, l’inflation, les taux d’intérêt, la durée de l’obligation et la perception du risque par les investisseurs. Ces éléments influencent la demande et l’offre des obligations, ce qui à son tour affecte leur rendement. Par exemple, si l’économie d’un pays est en bonne santé et l’inflation est faible, les investisseurs peuvent être plus enclins à acheter des obligations, ce qui fera baisser leur rendement. Inversement, si l’inflation est élevée ou si les taux d’intérêt augmentent, les investisseurs peuvent être moins intéressés par les obligations, ce qui fera augmenter leur rendement. De plus, la durée de l’obligation joue également un rôle, car les obligations à long terme ont généralement des rendements plus élevés que les obligations à court terme en raison du risque supplémentaire qu’elles présentent. Enfin, la perception du risque par les investisseurs est également importante, car si un pays est considéré comme risqué, les investisseurs exigent un rendement plus élevé pour compenser ce risque. En résumé, les rendements obligataires sont déterminés par une combinaison de facteurs économiques, financiers et de perception du risque.

Qu’est-ce qui détermine les rendements obligataires ?

Les rendements obligataires sont influencés par plusieurs facteurs. Les traders et les investisseurs sur les marchés obligataires doivent les comprendre pour bien négocier. Cela s’applique aux contrats à terme sur obligations, aux ETF et aux obligations elles-mêmes.

Principaux déterminants des rendements obligataires

Les principaux facteurs qui déterminent les rendements obligataires sont les suivants :
1. Le taux d’intérêt à court terme : Le taux d’intérêt actuel à court terme, qui est principalement contrôlé par la banque centrale, joue un rôle important. Ce taux est largement influencé par les taux de croissance nominale, comprenant la croissance réelle et l’inflation. La « règle de Taylor » indique comment les banques centrales fixent ce taux en fonction principalement du taux de chômage et de l’inflation.
2. Les taux d’intérêt futurs attendus : Ils sont déterminés par la politique monétaire. Les prévisions utilisées par les banques centrales indiquent la trajectoire anticipée de la politique monétaire, ce qui influence à son tour les rendements obligataires à long terme.
3. La prime de terme : C’est la rémunération supplémentaire que les investisseurs attendent pour détenir une obligation à long terme plutôt qu’une obligation à court terme. Elle est influencée par différents facteurs :
– Les niveaux d’aversion au risque.
– Les fluctuations de la certitude de l’inflation.
– La dynamique de l’offre et de la demande de dette publique, influencée par des entités telles que les banques centrales, les fonds de pension, les entreprises, etc.

Le rôle de la politique monétaire

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs, notamment les actions des banques centrales. Lorsque les banques centrales achètent des actifs à long terme tels que des obligations et des crédits d’entreprise, cela réduit les primes de terme et entraîne une baisse des rendements obligataires. Cette stratégie, appelée assouplissement quantitatif, a été mise en place en réponse à la crise financière de 2008. D’autres outils tels que le ciblage de l’inflation moyenne, l’opération twist et le contrôle de la courbe des taux peuvent également influencer les rendements obligataires.

Forces macroéconomiques

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs, dont les attentes en matière d’inflation à long terme. Les investisseurs nationaux évaluent l’inflation pour décider du rendement obligataire qu’ils souhaitent obtenir. Par exemple, si l’inflation est de 3 %, ils s’attendent à un rendement obligataire d’au moins 3 % pour maintenir leur pouvoir d’achat. Cependant, les investisseurs étrangers sont plus influencés par les fluctuations des taux de change que par les taux d’inflation locaux.

Autres facteurs d’influence

La détermination des rendements obligataires est influencée par plusieurs facteurs. Voici quelques-uns des principaux éléments à prendre en compte :

1. Croissance tendancielle : La santé économique d’un pays, mesurée par sa croissance économique à long terme, peut avoir un impact sur les rendements obligataires. Une croissance économique solide peut entraîner une hausse des rendements, tandis qu’une faible croissance peut conduire à des rendements plus faibles.

2. Attentes d’inflation à long terme : Les rendements obligataires sont également influencés par les anticipations d’inflation. Si les investisseurs prévoient une hausse de l’inflation à long terme, ils peuvent exiger des rendements plus élevés pour compenser la perte de pouvoir d’achat de leurs investissements obligataires.

3. Incertitude de l’inflation : L’incertitude entourant les perspectives d’inflation peut également jouer un rôle dans la détermination des rendements obligataires. Plus l’incertitude est élevée, plus les investisseurs peuvent demander des rendements plus élevés pour compenser le risque lié à l’inflation.

4. Demande extérieure : Les rendements obligataires peuvent être influencés par la demande des investisseurs étrangers. Si la demande pour les obligations d’un pays est élevée, les rendements peuvent être plus bas, et vice versa.

5. Considérations réglementaires : Les réglementations gouvernementales et les politiques monétaires peuvent également avoir un impact sur les rendements obligataires. Par exemple, les décisions de la banque centrale concernant les taux d’intérêt directeurs peuvent influencer les rendements obligataires.

6. Niveaux d’aversion au risque : Les rendements obligataires sont souvent considérés comme des investissements plus sûrs par rapport à d’autres actifs plus risqués, tels que les actions. Par conséquent, lorsque les investisseurs sont plus averses au risque, la demande d’obligations peut augmenter, ce qui peut faire baisser les rendements.

Il est important de noter que même si les banques centrales peuvent intervenir sur les marchés obligataires pour influencer les rendements, les forces fondamentales décrites ci-dessus restent également importantes. Même en l’absence d’interventions des banques centrales, des facteurs économiques et monétaires peuvent influencer les rendements obligataires à long terme.

Risques et considérations

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs. Tout d’abord, l’inflation joue un rôle crucial. Si les prévisions d’inflation augmentent, les rendements obligataires tendent à augmenter également. En effet, une inflation plus élevée réduit la valeur réelle des paiements futurs des obligations, ce qui incite les investisseurs à exiger des rendements plus élevés.

Ensuite, la croissance économique a également un impact sur les rendements obligataires. Lorsque les prévisions de croissance à long terme sont à la baisse, les rendements obligataires ont tendance à diminuer. Cela s’explique par le fait que les investisseurs considèrent les obligations comme des actifs plus sûrs en période de ralentissement économique, ce qui augmente la demande et fait baisser les rendements.

Enfin, il est important de noter que les rendements obligataires sont également influencés par l’offre et la demande sur le marché. Si l’offre d’obligations est élevée par rapport à la demande, les rendements ont tendance à augmenter. À l’inverse, si la demande est supérieure à l’offre, les rendements ont tendance à diminuer.

En résumé, les rendements obligataires dépendent de facteurs tels que l’inflation, la croissance économique et l’offre et la demande sur le marché. Il est essentiel de comprendre ces éléments pour évaluer les rendements potentiels des obligations et prendre des décisions d’investissement éclairées.

Décomposition des rendements obligataires

Le rendement d’une obligation est déterminé par deux facteurs principaux : le taux d’intérêt attendu et la prime de terme.

Le taux d’intérêt attendu représente le taux d’intérêt moyen que les investisseurs prévoient recevoir pendant la durée de vie de l’obligation. Il est basé sur les conditions du marché, les perspectives économiques et les politiques monétaires en vigueur.

La prime de terme est une compensation supplémentaire accordée aux investisseurs pour tenir compte des risques potentiels liés à la détention de l’obligation sur une période plus longue. Ces risques peuvent inclure l’inflation, les fluctuations des taux d’intérêt et d’autres facteurs économiques. La prime de terme vise à rémunérer les investisseurs pour leur prise de risque.

Ainsi, le rendement obligataire est la combinaison du taux d’intérêt attendu et de la prime de terme. Il représente à la fois les rendements prévisibles de l’obligation et la compensation supplémentaire pour les incertitudes liées à l’avenir.

La théorie des anticipations

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs, qu’ils soient politiques ou non politiques. La théorie des anticipations est une théorie clé qui permet de mieux comprendre ces facteurs. Selon cette théorie, les primes de terme, qui représentent la compensation des risques potentiels, restent généralement stables dans le temps, mais peuvent varier en fonction de l’échéance de l’obligation. En d’autres termes, la rémunération des investisseurs pour prendre des risques peut rester constante sur une période donnée, mais peut changer en fonction de la durée de l’obligation. En comprenant cette théorie, nous pouvons mieux appréhender les différents éléments qui influencent les rendements des obligations à différentes échéances.

Comprendre les taux d’intérêt et les rendements obligataires

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs, tels que:

1. Les taux d’intérêt: Les rendements obligataires sont directement liés aux taux d’intérêt en vigueur sur le marché. Lorsque les taux d’intérêt augmentent, les rendements obligataires ont tendance à augmenter également, et vice versa.

2. La qualité de crédit de l’émetteur: Les rendements obligataires dépendent de la qualité de crédit de l’émetteur de l’obligation. Plus l’émetteur est considéré comme risqué, plus le rendement exigé sera élevé pour compenser ce risque.

3. La durée de l’obligation: Les rendements obligataires varient en fonction de la durée de l’obligation. En général, les obligations à plus long terme ont des rendements plus élevés que celles à plus court terme, car elles présentent un risque plus élevé.

4. L’inflation: L’inflation a un impact sur les rendements obligataires. Lorsque l’inflation augmente, les rendements obligataires ont tendance à augmenter pour compenser la perte de pouvoir d’achat des investisseurs.

5. La demande du marché: La demande du marché pour les obligations joue également un rôle dans la détermination des rendements. Si la demande est élevée, les rendements ont tendance à baisser, et vice versa.

En comprenant ces facteurs, vous serez en mesure de mieux comprendre les variations des rendements obligataires et de prendre des décisions d’investissement éclairées.

Les banques centrales et les taux d’intérêt

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs clés. Tout d’abord, les taux d’intérêt à court terme fixés par les banques centrales jouent un rôle important. Ces taux, tels que le taux « au jour le jour » ou le taux à trois mois, sont utilisés pour ajuster la politique monétaire et influencent directement les rendements obligataires.

Ensuite, l’inflation est également un facteur déterminant. Si l’inflation est élevée, les rendements obligataires ont tendance à augmenter pour compenser la perte de valeur de l’argent due à l’inflation. En revanche, si l’inflation est faible, les rendements obligataires peuvent être plus bas.

De plus, la perception du risque par les investisseurs joue un rôle important dans la détermination des rendements obligataires. Si les investisseurs estiment qu’il y a un risque élevé de défaut de paiement, les rendements obligataires augmentent pour compenser ce risque accru. À l’inverse, si le risque perçu est faible, les rendements obligataires peuvent être plus bas.

Enfin, l’offre et la demande sur le marché obligataire peuvent également influencer les rendements. Si la demande de obligations est élevée par rapport à l’offre, les rendements ont tendance à baisser. En revanche, si l’offre est élevée par rapport à la demande, les rendements peuvent augmenter.

En conclusion, les rendements obligataires sont déterminés par les taux d’intérêt à court terme, l’inflation, la perception du risque par les investisseurs et l’offre et la demande sur le marché obligataire. Tous ces facteurs interagissent pour influencer les rendements et permettent aux investisseurs de prendre des décisions éclairées.

Cadres et modèles économiques

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs :

1. L’économie réelle (biens et services) et l’économie financière (monnaie et crédit) : Les banques centrales utilisent les modèles de demande globale (AD) et d’offre globale (AS) pour comprendre l’impact des événements économiques.

2. La règle de Taylor : Ce modèle permet de déterminer les taux d’intérêt fixés par les banques centrales.

3. L’hypothèse des anticipations : Cette hypothèse relie les rendements des obligations aux taux d’intérêt actuels et anticipés.

Ces différents facteurs sont pris en compte par les banques centrales pour influencer les rendements obligataires et maintenir la stabilité économique.

Demande globale et écart de production

L’écart de production est la différence entre la production potentielle de l’économie lorsqu’elle est à plein emploi et le niveau de production actuel. Les décideurs politiques et les traders surveillent le taux de chômage et les rapports sur l’emploi pour comparer le taux actuel avec le taux naturel de chômage. Le rendement réel, qui correspond au rendement nominal moins les anticipations d’inflation, joue un rôle important dans la relation entre la demande globale et l’écart de production. Les politiques des banques centrales sont influencées par l’écart de production. Un écart élevé peut entraîner des politiques monétaires plus souples, tandis qu’un écart faible accompagné d’une hausse de l’inflation peut conduire à des politiques plus strictes. Le rendement réel a également un impact sur les taux d’emprunt et d’épargne, ce qui affecte la valeur des actifs, ce que l’on appelle l’effet de richesse.

Offre globale et inflation

L’offre globale est déterminée par l’inflation attendue et l’écart de production. L’inflation attendue a un impact sur l’inflation réelle en raison de la « psychologie de l’inflation ». Si les consommateurs s’attendent à ce que les prix augmentent, ils seront plus enclins à dépenser, ce qui fera monter les prix. Les entreprises ajustent souvent les salaires en fonction des prévisions d’inflation. Une inflation attendue plus élevée peut inciter les travailleurs à demander des augmentations de salaire. L’inflation est également liée à l’écart de production. Un écart de production positif peut entraîner une augmentation des prix, tandis qu’un écart négatif peut entraîner une baisse des prix.

La politique monétaire et son influence sur les rendements obligataires

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs, notamment l’offre et la demande sur le marché des obligations, les taux d’intérêt, l’inflation, la qualité de crédit de l’émetteur et la durée de l’obligation.

Influence de la banque centrale sur les variables macroéconomiques

Le mécanisme de transmission monétaire décrit comment les banques centrales influencent l’inflation à court terme et l’écart de production en modifiant les taux d’intérêt à court terme.

Le mécanisme de transmission monétaire expliqué

Le taux d’intérêt à court terme a un impact sur le rendement nominal des obligations à long terme, mais n’affecte pas directement les variables macroéconomiques. Les variations des rendements des obligations à long terme entraînent quant à elles des variations des rendements réels. Ces variations des rendements réels influencent l’écart de production et, par conséquent, l’inflation. Les banques centrales peuvent influencer ces variables en modulant le taux d’intérêt nominal.

Détermination du taux d’intérêt

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs, notamment les décisions des banques centrales basées sur des données économiques. Les banques centrales surveillent en permanence des indicateurs tels que l’inflation et la production pour prendre des décisions éclairées.

Chaque banque centrale a un objectif d’inflation spécifique. Si l’inflation réelle est inférieure à cet objectif, la banque centrale peut décider de réduire les taux d’intérêt ou de les maintenir bas pendant une période prolongée. En revanche, si l’inflation dépasse l’objectif, la banque centrale peut augmenter les taux d’intérêt pour freiner à la fois la production et l’inflation.

En plus de l’inflation, les banques centrales surveillent également la production économique. Si la production actuelle est inférieure à son potentiel, la banque centrale peut décider de réduire les taux d’intérêt ou de les maintenir bas afin de stimuler la production. En revanche, si la production dépasse son potentiel, la banque centrale peut augmenter les taux d’intérêt pour prévenir d’éventuelles pressions inflationnistes.

Ainsi, les rendements obligataires sont influencés par les décisions des banques centrales en matière de politique monétaire, qui sont prises en fonction des données économiques telles que l’inflation et la production.

La règle de Taylor

La détermination des rendements obligataires est influencée par plusieurs facteurs. L’un des principaux facteurs est l’évolution de l’économie, qui comprend des éléments tels que l’inflation et la croissance économique.

L’inflation joue un rôle important dans la fixation des rendements obligataires. Lorsque l’inflation est élevée, les investisseurs exigent un rendement plus élevé sur leurs obligations pour compenser la perte de pouvoir d’achat due à la hausse des prix. Par conséquent, les rendements obligataires augmentent en période d’inflation élevée.

La croissance économique est également un facteur clé dans la détermination des rendements obligataires. Lorsque l’économie est en expansion, les rendements obligataires ont tendance à être plus élevés car les investisseurs ont de meilleures perspectives de rendement sur d’autres investissements, tels que les actions. En revanche, lorsque l’économie est en contraction, les rendements obligataires ont tendance à être plus bas car les investisseurs recherchent des investissements plus sûrs.

La politique monétaire est un autre facteur important. Les décisions prises par les banques centrales concernant les taux d’intérêt ont un impact direct sur les rendements obligataires. Lorsque les taux d’intérêt sont élevés, les rendements obligataires ont tendance à être plus élevés car les investisseurs peuvent obtenir un rendement plus élevé en plaçant leur argent dans des obligations plutôt que dans des comptes d’épargne ou d’autres investissements à faible risque. À l’inverse, lorsque les taux d’intérêt sont bas, les rendements obligataires ont tendance à être plus bas car les investisseurs cherchent des rendements plus élevés ailleurs.

Enfin, la confiance des investisseurs joue également un rôle dans la détermination des rendements obligataires. Lorsque les investisseurs ont confiance dans l’économie et dans la capacité d’un pays à rembourser sa dette, les rendements obligataires ont tendance à être plus bas car la demande d’obligations est élevée. En revanche, lorsque les investisseurs sont inquiets de la stabilité économique ou de la solvabilité d’un pays, les rendements obligataires ont tendance à être plus élevés car la demande d’obligations diminue.

En résumé, les rendements obligataires sont déterminés par des facteurs tels que l’inflation, la croissance économique, la politique monétaire et la confiance des investisseurs. Ces facteurs interagissent et évoluent constamment, ce qui se reflète dans les rendements des obligations.

Implications de la règle de Taylor

Lorsque l’inflation dépasse son objectif, la banque centrale doit augmenter le taux d’intérêt. De même, lorsque l’écart de production est positif, indiquant une expansion économique, le taux d’intérêt doit être plus élevé. En revanche, lorsque l’écart de production est négatif, indiquant une contraction économique, le taux d’intérêt doit être plus bas.

Qu’en est-il de r*+π, les deux premiers termes de la formule de la règle de Taylor ?

Le rendement obligataire est déterminé par plusieurs facteurs, dont le taux d’intérêt réel d’équilibre (r*) et l’inflation (π). En effet, le taux d’intérêt nominal est égal à r* plus l’inflation. Selon la règle de Taylor, le taux d’intérêt réel peut être calculé en soustrayant l’inflation des deux côtés de l’équation. Ainsi, le taux d’intérêt réel est égal à i – π = r* + bπ (π – π*) + bY(Y – Y*). Lorsque l’écart d’inflation ou l’écart de production est positif (économie en surchauffe), la règle de Taylor prescrit un taux d’intérêt réel supérieur à r*. A contrario, lorsque l’écart d’inflation ou l’écart de production est négatif (économie atone), la règle de Taylor recommande un taux d’intérêt réel inférieur à r*. Enfin, lorsque les deux écarts sont nuls, la règle de Taylor suggère un taux d’intérêt réel égal à r*. Ainsi, r* décrit le « taux d’intérêt naturel » d’une économie en l’absence d’inflation ou d’écart de production. En pratique, le taux d’intérêt réel dépend de l’écart de production et de l’écart d’inflation, selon la règle de Taylor. De même, les prévisions relatives à l’écart de production et à l’écart d’inflation influencent les taux d’intérêt réels attendus à court terme.

Qu’en est-il des anticipations à long terme du taux d’intérêt réel ?

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs, notamment les forces cycliques, les tendances de productivité et les anticipations d’inflation à long terme. À court terme, les cycles de crédit et la politique monétaire jouent un rôle important dans la fixation des taux d’intérêt. Cependant, à mesure que le temps passe et que la politique monétaire devient neutre, les forces cycliques perdent de leur importance et le taux d’intérêt réel attendu finit par être égal à r*. Les anticipations à long terme du taux d’intérêt réel sont donc ancrées par r*. De plus, les anticipations à long terme du taux d’intérêt nominal sont ancrées par r* + πLT, où πLT représente les anticipations d’inflation à long terme.

Étant donné que les rendements des obligations à long terme sont fortement influencés par les taux d’intérêt futurs attendus, ils sont plus sensibles aux variations de r* + πLT que les obligations à plus court terme. En général, tous les actifs à long terme, y compris les obligations à long terme et les actions, sont plus sensibles à ces variations. Il est donc important de prendre en compte le taux d’intérêt naturel et les anticipations d’inflation à long terme lors de l’évaluation des rendements et des valorisations des obligations à long terme.

Prime de terme

La prime de terme est la récompense supplémentaire que les traders et les investisseurs obligataires demandent pour conserver une obligation à long terme jusqu’à son échéance, par rapport au renouvellement d’une dette à court terme (par exemple, les bons du Trésor à trois mois). Les primes de terme sont positives avec le temps et augmentent avec l’échéance. En d’autres termes, les investisseurs demandent généralement un rendement supplémentaire pour détenir des obligations à long terme plutôt que des obligations à court terme. Les primes de terme à un moment donné ne peuvent pas être déterminées avec précision. La courbe de rendement permet de déterminer les primes de terme moyennes à un moment donné. Certains économistes estiment les primes de terme exactes (par exemple, le modèle ACM conservé par la Fed de New York). Mais ces estimations sont sujettes à des erreurs importantes. L’idée générale ici est de comprendre les facteurs qui influencent les primes de terme. Les primes de terme incluent tous les facteurs qui affectent le rendement d’une obligation, en dehors du taux d’intérêt de la devise et des attentes concernant les taux d’intérêt futurs. Les principaux facteurs sont les suivants: les changements dans la perception du risque, l’évolution de l’offre et de la demande.

Risque

Plusieurs facteurs déterminent les rendements obligataires, mais le risque est l’un des éléments les plus importants. Lorsque les traders et les investisseurs estiment qu’il y a un risque élevé associé à une obligation spécifique ou à l’économie en général, ils demandent un rendement plus élevé en compensation. Ce risque peut provenir de différents facteurs :

– Le risque de crédit : la possibilité que l’émetteur de l’obligation ne puisse pas respecter ses obligations.
– Le risque de taux d’intérêt : la possibilité que le prix des obligations baisse en raison d’une hausse des taux d’intérêt.
– Le risque de réinvestissement : le risque que les détenteurs d’obligations doivent réinvestir leurs fonds à des taux inférieurs si leurs obligations arrivent à échéance pendant une période de baisse des taux d’intérêt.
– Le risque de liquidité : le risque qu’un investisseur ne puisse pas vendre rapidement une obligation à un prix équitable.

En général, plus le risque perçu est élevé, plus les investisseurs exigent une prime de terme élevée, ce qui se traduit par une augmentation des rendements obligataires.

L’offre et la demande

La dynamique de l’offre et de la demande sur le marché obligataire influence de manière significative les rendements obligataires. Les facteurs qui déterminent l’offre sont la politique fiscale du gouvernement, qui augmente l’émission d’obligations lorsque les gouvernements augmentent leurs emprunts, ainsi que les besoins de financement des entreprises, qui peuvent émettre des obligations pour lever des capitaux. Les facteurs qui déterminent la demande sont les activités des banques centrales, qui peuvent influencer la demande en achetant ou en vendant des obligations d’État, et le sentiment des investisseurs, qui peut être affecté par les incertitudes économiques ou les tensions géopolitiques. De plus, la demande peut également être influencée par les investisseurs étrangers à la recherche d’opportunités d’investissement ou de diversification de leurs portefeuilles. Lorsque la demande dépasse l’offre, les prix augmentent et les rendements baissent. En revanche, lorsque l’offre est supérieure à la demande, les prix des obligations chutent, entraînant des rendements plus élevés.

La politique monétaire, moteur des rendements obligataires

La politique monétaire a un impact important sur les rendements des obligations. Les banquiers centraux utilisent différents outils de politique monétaire pour influencer l’économie dans son ensemble. Ces outils réagissent aux mêmes variables économiques, telles que l’inflation et la production à court terme. Les banquiers centraux utilisent trois leviers principaux pour influencer la politique monétaire : ajustements des taux d’intérêt à court terme, orientation prospective et assouplissement quantitatif (achat d’actifs). Ces mesures peuvent avoir un impact direct sur les rendements des obligations.

Niveau des taux d’intérêt

La politique monétaire joue un rôle important dans la détermination des rendements obligataires. Les taux d’intérêt à court terme sont un outil essentiel utilisé par les banques centrales pour ajuster ces rendements. Les banquiers centraux se basent sur des indicateurs économiques tels que l’inflation et la production à court terme pour décider d’augmenter ou de réduire ces taux. En modifiant les taux d’intérêt à court terme, les banques centrales peuvent influencer les coûts d’emprunt, les dépenses de consommation et les investissements, et par conséquent l’économie dans son ensemble. Lorsque les taux d’intérêt augmentent, les rendements obligataires ont tendance à augmenter également, car les investisseurs exigent un retour sur investissement plus élevé. À l’inverse, lorsque les taux d’intérêt baissent, les rendements obligataires ont tendance à diminuer.

Orientation prospective

L’orientation prospective est un outil essentiel utilisé par les banques centrales pour communiquer leurs intentions en matière de politique monétaire. Elle vise à influencer les attentes et le comportement des ménages, des entreprises et des investisseurs en clarifiant la trajectoire future de la politique monétaire. En indiquant les ajustements potentiels des taux d’intérêt, les banques centrales cherchent à stabiliser les marchés, à ancrer les anticipations d’inflation et à guider les décisions économiques. Il existe deux types d’orientation prospective : basée sur les résultats et basée sur le temps.

L’orientation prospective basée sur les résultats consiste à lier les futures mesures de politique monétaire à des résultats économiques spécifiques. Par exemple, une banque centrale peut s’engager à maintenir les taux d’intérêt à un niveau donné jusqu’à ce que le chômage atteigne un certain seuil ou que l’inflation atteigne un objectif spécifique. Cette approche établit un lien clair entre la politique monétaire et les résultats économiques, ce qui permet aux acteurs du marché de s’ajuster en fonction des indicateurs économiques observables.

En revanche, l’orientation prospective basée sur le temps consiste à suivre une politique particulière pendant une période prédéfinie. Par exemple, une banque centrale peut s’engager à maintenir des taux d’intérêt bas pendant les deux prochaines années. Ce type d’orientation offre une prévisibilité et une certitude au marché, permettant aux investisseurs, aux entreprises et aux consommateurs de planifier leurs actions en fonction d’un calendrier de politique connu.

En résumé, l’orientation prospective est un outil important utilisé par les banques centrales pour influencer les attentes et le comportement des acteurs économiques. Elle peut être basée sur les résultats économiques ou sur une période de temps spécifique, offrant ainsi une stabilité et une prévisibilité aux marchés financiers.

Résumé

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs, notamment l’influence des banques centrales sur les taux d’intérêt actuels et la courbe attendue des taux d’intérêt futurs, ainsi que les primes de terme. Les banques centrales utilisent différents outils pour influencer ces facteurs, tels que la politique traditionnelle des taux d’intérêt, l’orientation prospective et l’assouplissement quantitatif (QE). Ces actions des banques centrales ont un impact sur les rendements des obligations à long terme.

Les banques centrales ont pour mission de maintenir une inflation faible et stable ainsi que le plein emploi. Les décideurs de la politique monétaire réagissent donc à l’évolution des perspectives de production et d’inflation. Lorsque les conditions économiques s’améliorent ou que l’inflation augmente, ils resserrent généralement la politique monétaire, ce qui se traduit par des rendements obligataires plus élevés. En revanche, lorsque les conditions économiques se détériorent ou que l’inflation diminue, ils adoptent une position plus accommodante, ce qui entraîne une baisse des rendements obligataires.

Les changements de politique monétaire de la banque centrale, tels qu’une surprise en matière de taux d’intérêt, une vision différente de la trajectoire des taux d’intérêt futurs ou des changements inattendus dans la taille et la composition du bilan de la banque centrale, auront également un impact sur les rendements des obligations à long terme.

Ces variations des rendements obligataires ont des implications pour toutes les catégories d’actifs financiers. Par exemple, dans un environnement où la banque centrale tente de relancer l’économie en abaissant les taux et en fournissant des liquidités abondantes, les actions peuvent bénéficier de meilleures perspectives. Cependant, lorsque l’inflation augmente et que l’économie est en plein essor, la banque centrale peut vouloir ralentir les choses, ce qui aura un impact sur les actifs financiers avant d’affecter l’économie réelle.

Facteurs de politique non monétaire influençant les rendements obligataires

Les rendements obligataires sont influencés par plusieurs facteurs importants : les variations de la croissance à long terme et des attentes d’inflation à long terme, les fluctuations de la volatilité de l’inflation, les changements à court terme dans le cycle économique, et l’évolution de la demande pour des actifs liquides et sûrs. Les rendements obligataires, en particulier ceux des échéances les plus longues, sont étroitement liés aux prévisions d’inflation et de croissance à long terme. Malgré les actions des banques centrales, les rendements à 10 ans ont tendance à évoluer en même temps que ces attentes à long terme. Historiquement, le taux d’inflation moyen attendu, déduit de la différence entre le taux TIPS à 10 ans et le taux nominal à 10 ans, s’est généralement situé entre 1,5 % et un peu plus de 2,5 % en dehors des récessions. La baisse du taux d’intérêt naturel et de la croissance à long terme peut expliquer environ 85 % de la baisse des rendements des obligations du Trésor américain au cours des deux dernières décennies.

Variations de la volatilité de l’inflation

La volatilité de l’inflation a diminué depuis les années 1970 et 1980. Cependant, le soutien financier massif apporté par les gouvernements soulève des questions sur la capacité des banques centrales à gérer l’inflation et ses attentes pour l’avenir. Pendant les périodes de récession, l’incertitude autour de l’inflation est généralement plus élevée, mais la demande croissante pour des investissements sûrs peut temporairement réduire les rendements des obligations.

Changements à court terme dans le cycle économique

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs. Les obligations à échéance plus courte sont principalement influencées par le cycle économique actuel. En effet, elles sont sensibles aux fluctuations de l’économie et réagissent aux facteurs politiques. Par exemple, lorsque l’économie est en expansion, les attentes d’inflation et de production augmentent, ce qui entraîne une hausse des rendements obligataires. En revanche, lorsque l’économie est en récession, les attentes sont à la baisse et les rendements obligataires diminuent.

Les banques centrales jouent un rôle important dans la détermination des rendements obligataires. Elles sont chargées de gérer les fluctuations du cycle économique afin de maintenir la stabilité financière. Lorsque l’économie est en expansion, les banques centrales peuvent augmenter les taux d’intérêt afin de contrôler l’inflation. Cette augmentation des taux d’intérêt peut également avoir un impact sur les rendements obligataires, qui ont tendance à augmenter. À l’inverse, lorsque l’économie est en récession, les banques centrales peuvent réduire les taux d’intérêt pour stimuler l’activité économique. Cette baisse des taux d’intérêt peut entraîner une baisse des rendements obligataires.

En résumé, les rendements obligataires sont déterminés par les fluctuations du cycle économique, les attentes d’inflation et de production, ainsi que par les décisions des banques centrales. Cependant, il est important de noter que les marchés financiers sont complexes et que de nombreux autres facteurs peuvent également influencer les rendements obligataires.

Évolution de la demande d’actifs liquides et sûrs

La demande d’obligations d’État est déterminée par plusieurs facteurs. Tout d’abord, l’incertitude concernant l’inflation joue un rôle important. Lorsque les investisseurs s’attendent à une hausse de l’inflation, ils demandent des rendements plus élevés pour compenser la perte de pouvoir d’achat de leurs investissements. En revanche, lorsque l’inflation est faible, les rendements obligataires peuvent être plus bas.

Ensuite, l’aversion au risque des investisseurs influence également la demande d’obligations d’État. En période d’incertitude économique ou de volatilité sur les marchés financiers, les investisseurs se tournent souvent vers les obligations d’État considérées comme plus sûres. Cela peut entraîner une augmentation de la demande et donc des rendements plus bas.

Enfin, les variations de la demande nette pour les obligations d’État peuvent également influencer les rendements. Par exemple, si les économies asiatiques en expansion ou les marchés émergents augmentent leur demande pour les obligations d’État étrangères, cela peut faire baisser les rendements. De même, si les producteurs de pétrole cherchent à diversifier leurs investissements en achetant des obligations d’État, cela peut également avoir un impact sur les rendements.

Dans l’ensemble, il est important de prendre en compte ces facteurs pour comprendre ce qui détermine les rendements obligataires. L’assouplissement quantitatif n’est qu’un élément parmi d’autres, et ces différents éléments peuvent interagir de manière complexe pour influencer les rendements sur le marché obligataire.

Pourquoi les rendements obligataires ont-ils été si bas entre 2008 et 2021 ?

Même sans la pandémie de Covid-19 et les mesures de soutien monétaire et budgétaire exceptionnelles, les rendements obligataires à long terme seraient restés bas par rapport à l’histoire. Cela s’explique par plusieurs facteurs :

1. Une dette élevée par rapport au revenu : Lorsque la dette doit être remboursée, cela réduit les dépenses dans l’économie réelle, ce qui freine la croissance économique et l’inflation.

2. Une démographie vieillissante : Avec moins de travailleurs actifs, il y a une pression croissante sur les revenus et les obligations financières, ce qui limite la croissance.

3. La délocalisation de la production : Les entreprises délocalisent leur production vers des endroits où la main-d’œuvre est moins chère, ce qui a un impact sur les salaires des travailleurs nationaux dans les pays où la main-d’œuvre est plus coûteuse.

4. L’impact de la technologie : La technologie augmente la transparence des prix et réduit la dépendance à l’égard d’une main-d’œuvre coûteuse, ce qui influe sur les niveaux d’inflation.

5. Affaiblissement du rôle des syndicats et des organisations syndicales : Aux États-Unis, par exemple, la diminution du pouvoir des syndicats a contribué à une baisse des taux d’intérêt d’équilibre, à la fois réels et nominaux, sur les marchés développés.

Ces facteurs ont été renforcés par d’autres éléments, tels que la confiance dans la capacité des banques centrales à contrôler l’inflation, la demande élevée de dette publique comme moyen de stockage de l’épargne et de faibles niveaux d’aversion au risque.

Les banques centrales ont également joué un rôle en maintenant les rendements obligataires bas grâce à des taux d’intérêt bas et à des achats ciblés d’actifs pour réduire l’offre de dette à long terme et faire baisser les primes de terme.

En conclusion, les rendements obligataires faibles devraient perdurer en raison d’une combinaison de facteurs politiques et non politiques.

Qu’est-ce qui peut faire baisser les rendements obligataires ?

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs, tels que :

1. Les taux d’intérêt : Lorsque les taux d’intérêt augmentent, les rendements obligataires ont tendance à baisser, et vice versa. Cela s’explique par le fait que les investisseurs préfèrent généralement investir dans des obligations offrant des rendements plus élevés lorsque les taux d’intérêt sont bas.

2. La qualité du crédit : Les rendements obligataires dépendent également de la qualité du crédit de l’émetteur de l’obligation. Les obligations émises par des sociétés ou des gouvernements ayant une bonne cote de crédit ont tendance à offrir des rendements plus faibles, car elles sont considérées comme moins risquées. En revanche, les obligations émises par des entités ayant une mauvaise cote de crédit offrent généralement des rendements plus élevés pour compenser le risque supplémentaire.

3. La durée de l’obligation : Les rendements obligataires sont également influencés par la durée de l’obligation. En général, les obligations à long terme ont tendance à offrir des rendements plus élevés que les obligations à court terme, car les investisseurs exigent une compensation supplémentaire pour le risque de taux d’intérêt plus élevé sur une plus longue période.

4. Les conditions économiques : Les rendements obligataires peuvent être influencés par les conditions économiques générales. Par exemple, lorsque l’économie est en croissance, les rendements obligataires ont tendance à augmenter en raison de l’anticipation d’une hausse des taux d’intérêt. En revanche, lorsqu’il y a une récession économique, les rendements obligataires ont tendance à baisser car les investisseurs cherchent des investissements plus sûrs.

5. L’inflation : L’inflation peut également affecter les rendements obligataires. Lorsque l’inflation augmente, les rendements obligataires ont tendance à augmenter pour compenser la perte de pouvoir d’achat due à la hausse des prix.

6. La demande du marché : Enfin, les rendements obligataires sont également influencés par la demande du marché. Si la demande d’obligations est élevée, les rendements ont tendance à baisser, car les investisseurs sont prêts à accepter des rendements plus bas pour obtenir des obligations. En revanche, si la demande est faible, les rendements ont tendance à augmenter pour attirer les investisseurs.

Politiques des banques centrales

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs, notamment les taux d’intérêt de référence fixés par les banques centrales. Lorsque ces taux sont réduits, cela peut entraîner une baisse des rendements obligataires. De plus, les politiques d’assouplissement quantitatif menées par les banques centrales peuvent également avoir un impact sur les rendements obligataires. Lorsque les banques centrales achètent des obligations sur le marché, cela augmente la demande et fait baisser les rendements. Enfin, d’autres facteurs tels que l’inflation, les perspectives économiques et les risques perçus peuvent également influencer les rendements obligataires.

Ralentissement économique

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs, notamment l’offre et la demande sur le marché. Lorsque l’économie est incertaine ou en période de récession, les investisseurs ont tendance à chercher des investissements plus sûrs, comme les obligations d’État. Cette augmentation de la demande peut faire grimper les prix des obligations, ce qui entraîne une baisse des rendements. En d’autres termes, lorsque la demande pour les obligations est élevée, les rendements tendent à être plus bas.

Faibles attentes en matière d’inflation

Lorsque l’inflation est prévue à la baisse, les investisseurs sont plus susceptibles d’accepter des rendements plus bas. Les banques centrales peuvent également réduire les taux d’intérêt pour combattre la faible inflation, ce qui entraîne une diminution supplémentaire des rendements obligataires.

Augmentation de la demande d’actifs refuges

La demande d’obligations est déterminée par les tensions géopolitiques, la volatilité des marchés financiers et les crises mondiales. Ces facteurs peuvent pousser les investisseurs à chercher des endroits sûrs pour placer leur argent, ce qui augmente la demande d’obligations. En conséquence, les prix des obligations augmentent et les rendements diminuent.

Investissements étrangers

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs. L’un des principaux facteurs est l’offre et la demande sur le marché des obligations. Si la demande d’obligations est élevée, cela peut faire baisser les rendements. À l’inverse, si la demande est faible, les rendements peuvent augmenter.

Un autre facteur important est le taux d’intérêt fixé par la banque centrale. Lorsque la banque centrale baisse les taux d’intérêt, cela peut entraîner une baisse des rendements obligataires. En revanche, lorsque la banque centrale augmente les taux d’intérêt, les rendements obligataires peuvent augmenter.

Les perspectives économiques jouent également un rôle dans la détermination des rendements obligataires. Si l’économie est en croissance et que les perspectives sont positives, les rendements obligataires peuvent être plus élevés. En revanche, si l’économie est en difficulté, les rendements obligataires peuvent être plus faibles.

Le risque est également un facteur important. Les obligations émises par des pays ou des entreprises plus risqués peuvent offrir des rendements plus élevés pour compenser ce risque supplémentaire. Les investisseurs prendront en compte ce risque lorsqu’ils décideront d’acheter ou de vendre des obligations, ce qui aura un impact sur les rendements.

Enfin, les attentes d’inflation peuvent également influencer les rendements obligataires. Si les investisseurs s’attendent à une augmentation de l’inflation, ils peuvent exiger des rendements plus élevés pour compenser la perte de pouvoir d’achat. Cela peut entraîner une augmentation des rendements obligataires.

En résumé, les rendements obligataires sont déterminés par l’offre et la demande, les taux d’intérêt, les perspectives économiques, le risque et les attentes d’inflation. Tous ces facteurs interagissent pour influencer les rendements sur le marché des obligations.

Attentes de baisses de taux futures

Les rendements obligataires sont déterminés par plusieurs facteurs, tels que l’évolution des taux d’intérêt, l’inflation, la perception du risque et l’offre et la demande sur le marché obligataire. Si les taux d’intérêt sont bas, les rendements obligataires seront également bas, car les investisseurs acceptent un rendement plus faible en échange de la sécurité offerte par les obligations. De même, si l’inflation est élevée, les rendements obligataires seront également plus élevés pour compenser la perte de pouvoir d’achat due à l’inflation. La perception du risque joue également un rôle important, car les investisseurs demandent un rendement plus élevé pour les obligations jugées plus risquées. Enfin, l’offre et la demande sur le marché obligataire influencent les rendements, car une demande élevée pour les obligations fera baisser les rendements, tandis qu’une offre abondante fera augmenter les rendements.

Facteurs réglementaires et institutionnels

Lorsque les banques, les fonds de pension et les compagnies d’assurance augmentent leur possession d’obligations d’État, cela peut entraîner une hausse des prix de ces obligations et une baisse de leurs rendements.

Contraintes d’offre

Si un gouvernement émet moins d’obligations, cela peut entraîner une augmentation des prix des obligations et une diminution des rendements. Les rendements obligataires peuvent baisser en raison de facteurs macroéconomiques, des politiques des banques centrales, du sentiment des investisseurs et de la dynamique institutionnelle et réglementaire. Cette interaction complexe nécessite une surveillance étroite de la part des traders et des investisseurs.

Jusqu’où les rendements des obligations d’État peuvent-ils descendre ?

Plusieurs facteurs déterminent les rendements obligataires. Tout d’abord, les obligations d’État ont un rendement plancher qui n’est pas nul, même si certains pays ont abaissé leurs rendements en dessous de zéro. Cette décision est souvent liée à la possibilité que la banque centrale décide d’adopter des taux négatifs.

Ensuite, les obligations sont considérées comme une réserve de richesse à faible risque. De ce fait, de nombreuses institutions financières les utilisent comme capital réglementaire. Malgré leur faible potentiel de génération de revenus, elles restent attrayantes pour certains acteurs du secteur privé.

De plus, les obligations offrent également un potentiel de diversification. En les plaçant dans un portefeuille d’investissement, les investisseurs peuvent se couvrir contre le risque associé aux actions.

Enfin, les rendements des autres actifs financiers ont également une influence sur les rendements obligataires. Lorsque les rendements des obligations baissent, les investisseurs peuvent être incités à acheter d’autres actifs financiers, ce qui fait diminuer leurs rendements.

En résumé, les rendements obligataires sont déterminés par la possibilité de taux négatifs, la perception des obligations comme une réserve de richesse à faible risque, leur utilisation comme capital réglementaire et leur potentiel de diversification. De plus, les rendements des autres actifs financiers peuvent également influencer les rendements obligataires.

Conclusion

Les rendements des obligations d’État sont déterminés par plusieurs facteurs interconnectés. La politique monétaire et les conditions économiques jouent un rôle central dans cette dynamique.

La politique monétaire

Les rendements obligataires sont principalement déterminés par l’action des banques centrales. Elles utilisent divers outils pour influencer ces rendements, notamment :

1. L’ajustement des taux d’intérêt à court terme : en augmentant ou en diminuant les taux d’intérêt, les banques centrales peuvent influencer les rendements obligataires. En général, lorsque les taux d’intérêt augmentent, les rendements obligataires augmentent également.

2. La mise en œuvre d’orientations prévisionnelles : les banques centrales peuvent fournir des indications sur leurs prévisions économiques et leurs décisions futures en matière de politique monétaire. Ces orientations peuvent influencer les anticipations des investisseurs et donc les rendements obligataires.

3. L’assouplissement quantitatif ou l’achat d’actifs : les banques centrales peuvent acheter des obligations sur le marché ou mettre en place des programmes d’assouplissement quantitatif. Ces mesures ont pour effet d’augmenter la demande d’obligations et de faire baisser leurs rendements.

En résumé, les rendements obligataires sont influencés par les actions des banques centrales, en particulier par l’ajustement des taux d’intérêt, les orientations prévisionnelles et l’assouplissement quantitatif.

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